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La médecine traditionnelle avantage ou inconvénient dans la lutte   contre le paludisme

by :Daouda Ngom Ammren Senegal

Pratiquée depuis la nuit des temps, la médecine traditionnelle continue d’occuper une place très importante dans le traitement des maladies au Sénégal et en Afrique. Des lors elle sera une des solutions apportées comme réponse face a ce fléau qui faut il le rappeler est de loin la première cause de mortalité au Sénégal et en Afrique. Peut-on faire confiance à cette forme de médecine ? Est-elle efficace ? Et quelles sont les conséquences de son utilisation ?
En Afrique 70% des populations font recours à la médecine traditionnelle. Les raisons sont à chercher d’abord sur le faite que la médecine a d’abord été traditionnelle avant d’être moderne et portée a l’échelle industrielle ; et comme l’évolution des peuples traine les pieds en Afrique, avec elle chemine la médecine traditionnelle. En même temps certains mythes et croyances qui perdurent font confiance entièrement a cette médecine qui, il y’a un siècle seulement était la seule solution face aux maladies. Enfin la pauvreté et l’analphabétisme ont par contraindre certaines populations à choisir cette forme de médecine sans même le vouloir, le cout de la médecine moderne n’étant pas a leur portée.
Comment fonctionne cette médecine ?

Au Sénégal et en Afrique il y’a ce que l’on appelle les guérisseurs traditionnels qui sont les détenteurs de la sagesse et qui font office de médecins si on emprunte le jargon médical. Ces guérisseurs détiennent leurs pouvoirs par héritage c’est à dire de père en fils, ou par pouvoirs divines acquis lors de séances occultes. Face aux malades des séances de pratique divine sont élaborées pour chasser la maladie. Ce sont alors des écorces, des racines, ou des feuilles d’arbres qui sont utilisées comme pharmacopée sans oublier les incantations dont eux seules maitrisent les secrets. La plupart du temps << ce sont des mauvais sorts qui sont jetés aux malades >> qui fait office de chanson chez tous les guérisseurs. Et il faut aller trouver ces faiseurs de mal chez l’entourage immédiat du malade ; soit c’est le voisin d’à cote soit c’est un passant qui est le fautif. Parfois les malades réagissent favorablement a la consultation, car il ne faut pas oublier que quand le malade croit a ce qu’on lui fait ou administre son cors réagit favorablement et fait face a la maladie car ses anticorps sont réveilles. Mais la plupart du temps ces méthodes s’avèrent inefficaces et la mort s’en suit très fréquemment. Il n’est pas rare de voir des batailles rangées ou des dossiers qui atterrissent a la justice pour accusation de sorcellerie, et tous ceci a cause de ces guérisseurs. A cote de ces guérisseurs traditionnels classiques il y’a d’autres guérisseurs tradi-modernes. Ceux-ci sont généralement des intellectuels qui essaient eux aussi de guérir les malades a partir des écorces des racines et feuilles d’arbres après en avoir étudies la composition chimique au laboratoire. Au Sénégal certaines racines d’arbres peuvent stabiliser le sucre chez les diabétiques tandis que d’autres maladies comme le rhume ou l’asthme sont bien prises en charge dans certain hôpitaux traditionnels comme celui de Keur Massar dans la banlieue de Dakar ou au centre de promotion des médecines traditionnelles de Malango dans la région de Fatick, hôpital mis en place par PROMETRA International. Mais le succès de cette médecine tradi-moderne est à prendre avec beaucoup de prudence car même s’il ne faut pas nier leur réussite face a quelques maladies d’autres leur résiste bien et le palu en fait partie.

Il y’ a donc nécessite de conscientiser les populations sur la problématique de la médecine traditionnelle qui constitue a coup sur un frein a la lutte contre le paludisme. C’est pourquoi le gouvernement du Sénégal a initie une politique qui consiste à primer le guérisseur traditionnel qui aura le plus envoyé de malades présentant de la fièvre vers les structures sanitaires. Cette politique est sans effet pour deux raisons essentielles : la première est une mauvaise articulation du projet, la seconde a trait aux réticences des guérisseurs qui croient pouvoir guérir toutes les maladies profitant ainsi des malades.
Voila pourquoi notre réflexion va plus loin, il s’agira de former ces mêmes guérisseurs a bien comprendre le paludisme et a les doter de matériels qui puisse les permettre de pratiquer les test e diagnostic rapide (TDR), et c’est a ce moment qu’il faut maintenant envoyer les malades a l’hôpital.

Fig1 : Un guérisseur traditionnel

 

 
   
Last updated June 2008. Ammren all rights reserved